IngĂ©nierie & StratĂ©gie SEO ⏱ 9 min de lecture ‱ 19 novembre 2022

Le syndrome de l’imposteur : un formidable atout pour un freelance ? – Light Agency

Gros plan sur une rĂ©dactrice web et SEO cachant son visage derriĂšre un masque blanc, illustrant le syndrome de l’imposteur chez les freelances.

J’ai mis longtemps Ă  m’épanouir professionnellement et donc personnellement, car j’éprouvais perpĂ©tuellement ce sentiment de n’ĂȘtre Ă  ma place nulle part. Cela allait, dans mon cas, beaucoup plus loin, puisque j’étais persuadĂ©e au plus profond de moi de valoir moins que mon frĂšre, ma sƓur, mes camarades de classe, puis par la suite que mes collĂšgues. Ce syndrome, soyons honnĂȘte, a littĂ©ralement « pourri » mon existence. Toutefois, beaucoup d’autres personnes sont confrontĂ©s Ă  ce dernier, vivent dans le doute ou ne parviennent pas Ă  s’approprier leur rĂ©ussite.

Savez-vous cependant qu’il est tout Ă  fait possible de transformer ce sentiment destructeur en force et en puissant moteur de rĂ©ussite ? Vous ne savez pas comment faire ? Par oĂč dĂ©buter ? Pourquoi ne pas poursuivre votre lecture ? Peut-ĂȘtre ces quelques conseils parviendront-ils Ă  vous apaiser ou mieux Ă  changer la vision que vous avez de vous !

Le syndrome de l’imposteur : qu’est-ce que c’est au juste ?

Il s’agit en dĂ©finitive d’une vision totalement erronĂ©e que l’on a de ses compĂ©tences. C’est un sentiment que l’on auto-entretient, qui conduit Ă  douter de ses rĂ©ussites, Ă  ne pas se sentir lĂ©gitime dans le poste et dans les missions qui nous sont confiĂ©s. Une personne en prise avec le syndrome de l’imposteur, appelĂ© par ailleurs syndrome de l’autodidacte, se dĂ©bat chaque jour avec l’estime qu’elle a d’elle-mĂȘme. TrĂšs clairement, cette derniĂšre, doute de ses capacitĂ©s en permanence et de ce fait, se trouve Ă  se comparer en permanence aux autres. Bien trop souvent, elle a une vision noire et complĂštement tronquĂ©e de ses succĂšs, de ses qualitĂ©s et de sa valeur. Cela conduit malheureusement frĂ©quemment Ă  minimiser les compliments que l’on reçoit, Ă  se persuader que si l’on a rĂ©ussi, c’est un coup de chance et que tĂŽt ou tard, cela prendra fin.

Personnellement, ce qui Ă©tait le plus dire Ă  supporter pour moi, c’était ce stress vĂ©cu au quotidien. Je vivais perpĂ©tuellement dans la peur d’ĂȘtre dĂ©couverte, dĂ©masquĂ©e par mes pairs, ma hiĂ©rarchie. Les rĂ©sultats de mon travail Ă©taient pourtant lĂ  et auraient dĂ» pouvoir me rassurer. J’étais toutefois tellement persuadĂ©e que « j’étais parvenue Ă  duper le recruteur Â», puis par la suite mon N+1, que je m’enfermais dans ce cercle infernal

Il faut garder Ă  l’esprit que ce trouble est une vĂ©ritable souffrance pour celui qui y est confrontĂ©. Se voir comme le « vilain petit canard Â» d’une famille, d’une entreprise, c’est destructeur et on n’en guĂ©rit pas comme cela. Puis, surtout, il n’est pas rare que ce complexe d’imposture entraine un sabotage professionnel, de la dĂ©pression Ă  un stade plus ou moins important ou encore un burn-out.

En quoi le syndrome de l’imposteur permet-il d’ĂȘtre brillant en tant que freelance ?

Cela peut paraĂźtre une question trĂšs surprenante. Comment un syndrome qui enferme une personne dans le doute, peut-il donner la possibilitĂ© de devenir « un beau cygne Â» ? Simplement parce qu’en pensant que l’on va ĂȘtre dĂ©masquĂ©, on est obligĂ© de mettre en place des « stratĂ©gies de dĂ©fense Â». Ainsi, cela peut passer par exemple par :

  • une survĂ©rification de son travail. Au final, quel client ou supĂ©rieur ne rĂȘverait pas de se voir dĂ©livrer des comptes-rendus, des tableurs, des dossiers exempts de toutes erreurs ? Attention toutefois Ă  savoir lĂącher prise pour ne pas tomber dans l’épuisement. Il faut accepter que tout ne puisse pas ĂȘtre parfait et surtout d’avoir comme tout Ă  chacun le droit Ă  l’erreur. AprĂšs tout, n’est-ce pas cette derniĂšre qui permet de progresser dans son cƓur de mĂ©tier ou la vie de tous les jours ?
  • un trĂšs grand perfectionnisme. Le fait de douter de ses compĂ©tences pousse une personne Ă  ne rien lĂącher, Ă  faire une veille perpĂ©tuelle des sources, des procĂ©dures offrant un rendu d’une trĂšs grande qualitĂ©. LĂ  encore, cela peut ĂȘtre un grand atout. Cependant, il faut veiller Ă  savoir s’arrĂȘter et passer Ă  autre chose. Trop de perfectionnisme peut entrainer une incapacitĂ© Ă  livrer en temps et en heure, car on a toujours « besoin Â» de reprendre quelque chose. Il faut donc fixer une date butoir et s’y tenir quoi qu’il arrive ;
  • une grande capacitĂ© de travail. Dans la mesure oĂč l’on estime ne pas mĂ©riter les fonctions qui sont les nĂŽtres ou encore les responsabilitĂ©s confiĂ©es, on est, dans certains cas, poussĂ© Ă  accepter toutes les tĂąches demandĂ©es, Ă  dĂ©ployer une trĂšs grande organisation. Ces stratĂ©gies, la plupart du temps, sont mises en place pour se dĂ©culpabiliser et se rassurer (un peu). En en faisant beaucoup, il est possible d’avoir l’impression d’ĂȘtre rĂ©ellement utile, peut-ĂȘtre un peu « indispensable Â». Faites de cette mauvaise perception de vous, un atout ! Tout rĂ©side dans « la mesure Â». Ne pas compter ses heures est une vraie force. Il s’agit lĂ  d’une compĂ©tence que les entreprises ou les clients s’arrache ! Il faut toutefois ĂȘtre en mesure de se garder du temps pour dĂ©compresser, profiter de sa famille ou tout simplement pour faire autre chose.

Comment parvenir Ă  ne pas sombrer quand le syndrome de l’imposteur vous assaille ?

Il faut savoir faire preuve d’honnĂȘteté ! On se dĂ©fait difficilement de ce trouble, surtout lorsqu’il nous habite depuis longtemps. Bien souvent, le recours Ă  un thĂ©rapeute est un passage obligĂ©. Personnellement, je pense en souffrir depuis que je suis toute petite. Il m’a fallu longtemps pour parvenir nĂ©anmoins Ă  mettre un nom dessus. Auparavant, j’étais « la fille bizarre », « celle qui Ă©tait juste en dĂ©calage avec les autres », « la personne qui ne mĂ©ritait pas d’ĂȘtre là ». Pouvoir identifier ce mĂ©canisme psychologique, m’a permis de ne pas sombrer et surtout de me rendre compte que je n’étais pas toute seule. Saviez-vous en effet que 70 % de la population mondiale « vivra » un jour cette expĂ©rience de l’imposture ? Je ne sais pas vous, mais moi, me rendre compte que je ne suis pas la seule Ă  dysfonctionner m’a Ă©tĂ© d’une aide prĂ©cieuse. Cela m’a procurĂ© la force, de parvenir parfois Ă  me rĂ©concilier avec l’estime de moi. Comment ? Cette rĂ©conciliation a pu se faire grĂące :

  • Ă  une demande de feedback objectif et argumentĂ© lorsque mon travail n’était pas entiĂšrement satisfaisant
 mais surtout quand il Ă©tait « jugĂ© Â» comme mĂ©ritant. Cette technique m’offre la possibilitĂ© de m’appuyer sur des donnĂ©es concrĂštes, Cela me permet ainsi d’évacuer les angoisses d’une rĂ©ussite immĂ©ritĂ©e ;
  • accepter d’ĂȘtre faillible, de ne pas ĂȘtre parfait. Il faut absolument parvenir Ă  se dĂ©faire de ses fausses croyances. La perfection n’existe pas. Tout le monde commet des erreurs et y a droit. Ce dĂ©clic m’est venu lors de mon dernier poste en entreprise, le jour oĂč une collĂšgue (qui ne m’aimait franchement pas) s’est permise en rĂ©union de dire « HĂ©lĂšne, pour moi, tu es incompĂ©tente Â». Cette phrase qui a eu chez moi l’effet d’une gifle, m’a permis un sursaut d’orgueil. J’ai refusĂ© d’accepter cette fois-ci, comme vraie, cette critique et je lui ai signifiĂ©. Je n’étais sans doute pas la meilleure Ă  ce poste, mais au moins, j’étais lĂ , je faisais le job, je mettais en place des actions alors que rien n’avait Ă©tĂ© fait jusqu’à prĂ©sent ;
  • en arrĂȘtant d’interprĂ©ter les gestes, les regards et
 les silences des autres. Il est vrai que le monde de l’entreprise est le reflet de notre sociĂ©tĂ©. Par consĂ©quent, la malveillance, les critiques gratuites, la jalousie ou encore la manipulation y sont monnaies courantes, cependant, cela ne vient pas forcĂ©ment de vous. Vous percevez un regard comme un jugement ? Pourquoi ne pas directement en avoir le cƓur net auprĂšs de la personne ? Dans tous les cas, vous en sortirez grandit ! Si votre perception Ă©tait fondĂ©e, vous pourrez dĂ©briefer avec cette derniĂšre et vous rendre compte par vous-mĂȘme si elle se base sur du factuel ou non. Dans le cas oĂč vous avez mal interprĂ©tĂ© « le regard de l’autre Â», vous aurez appris une bonne leçon et un poids vous sera ĂŽtĂ© ;
  • au fait de ne jamais vous comparer aux autres. Bien souvent, on estime que la comparaison permet de sortir de sa zone de confort, de se dĂ©passer pour ĂȘtre meilleur que son frĂšre, sa meilleure amie
 Cela est peut-ĂȘtre valable pour des personnes qui sont bien dans leurs baskets. NĂ©anmoins, quelqu’un vivant avec le syndrome de l’imposteur n’est pas en capacitĂ© de faire la part des choses. La seule chose qu’il retiendra est qu’il n’est pas Ă  la hauteur. Je suis intimement persuadĂ©e que chaque individu possĂšde un talent, un domaine dans lequel il excelle ou s’épanouit. Appuyez-vous lĂ -dessus et cessez de vouloir ĂȘtre en compĂ©tition ;
  • A l’application du 1er accord de ToltĂšques : Â« Que votre parole soit impeccable ! Â». Apprenez Ă  avoir une vision positive de vous. DĂ©faites-vous du poids des paroles des autres. Une collĂšgue vous a dit que vous Ă©tiez incompĂ©tente ? Et ? Posez-vous les bonnes questions ! Cette derniĂšre a le droit de penser et de dire une telle chose (mĂȘme si le silence est d’or). Cependant, est-ce que cela en fait pour autant une vĂ©ritĂ© ? Pourquoi la parole de votre collĂšgue aurait-elle plus de valeur que la vĂŽtre ?

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