Ghostwriting & Posture B2B ⏱ 5 min de lecture ‱ 2 juin 2026

La guerre des hashtags n’aura pas lieu !

Hashtags LinkedIn : une rĂ©dactrice web compare donnĂ©es, Ă©tudes et expĂ©riences terrain afin d’analyser la place des hashtags dans une stratĂ©gie de contenu professionnelle.

Mes pratiques SEO sont obsolĂštes. Oui. Vous avez bien lu ! C’est du moins ce que m’a Ă©crit (sans mĂ©nagement aucun), une consƓur ghostwriter il y a quelques jours sur LinkedIn. Mon crime ? Continuer Ă  utiliser des hashtags en bas de mes posts et articles. J’avoue avoir Ă©tĂ© agacĂ©e. Pas par sa critique. Non. Mais parce que cette professionnelle (comme tant d’autres) Ă©tait persuadĂ©e dĂ©tenir LA vĂ©ritĂ©. Les hashtags seraient morts. Contre-productifs.

Deux Ă©coles s’opposent aujourd’hui. D’un cĂŽtĂ©, ceux considĂ©rant simplement les hashtags comme une relique du passĂ©. Et de l’autre, ceux continuant, comme moi, Ă  les utiliser comme un signal supplĂ©mentaire. Faut-il pour autant transformer cette divergence de pratiques en guerre de religion ? 

Hashtags : un crime de lÚse-majesté ?

Soyons honnĂȘtes. Nous ne parlons pas ici d’une rĂ©volution du rĂ©fĂ©rencement naturel. Encore moins d’un changement majeur dans l’algorithme de LinkedIn. Non. Nous parlons de quelques mots prĂ©cĂ©dĂ©s d’un diĂšse.

Rares sont cependant les sujets capables aujourd’hui de provoquer autant de rĂ©actions chez les professionnels du contenu. Les hashtags seraient inutiles. Surtout. complĂštement has-been. Certains les jettent mĂȘme au bucher affirmant qu’ils pĂ©naliseraient la portĂ©e des publications.

À mon sens cette certitude, mĂ©rite d’ĂȘtre questionnĂ©e. RĂ©ellement. Une question me taraude pourtant ! Comment peut-on ĂȘtre aussi catĂ©gorique sur un systĂšme dont personne ne connaĂźt rĂ©ellement le fonctionnement ? En tant que rĂ©dacteurs SEO ou ghostwriters nous observons. Nous testons. Nous analysons. Nous tirons, par la suite, des conclusions Ă  partir de nos propres rĂ©sultats.

Le problĂšme ? Ces rĂ©sultats sont parfois contradictoires. La visibilitĂ© de certains auraient Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e depuis qu’ils ont supprimĂ© les hashtags. A contrario, d’autres les utilisent sans constater le moindre impact nĂ©gatif sur leurs performances.

Qui croire alors ?

Hashtags LinkedIn : oĂč sont les preuves ?

LĂ , les choses se compliquent ! Vous vous en doutez, j’ai bien Ă©videmment creusĂ© le sujet. Chose assez surprenante : tout le monde semble avoir un avis. Peu d’experts disposent toutefois de donnĂ©es vraiment solides.

Des centaines de publications LinkedIn affirment que les hashtags sont un non-sens. De trĂšs nombreuses vidĂ©os expliquent qu’ils restent indispensables Ă©galement. Le plus troublant ? Les deux camps s’appuient souvent sur les mĂȘmes arguments. Des observations. Des tests. Des retours d’expĂ©rience. Rien de plus.

Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Ces retours de terrain ont de la valeur. ÉnormĂ©ment mĂȘme. Ils permettent de repĂ©rer des tendances. D’identifier certains comportements de l’algorithme. De faire Ă©voluer nos pratiques. Mais ils ne constituent pas une preuve absolue. Jamais.

Un post performant avec hashtags ne dĂ©montre pas que les hashtags fonctionnent. Un post performant sans hashtags ne dĂ©montre pas davantage qu’ils sont devenus inutiles. Entre les deux, combien d’autres variables entrent toutefois en jeu ?

  • la taille du rĂ©seau ;
  • le sujet abordĂ© ;
  • le taux d’engagement ;
  • la qualitĂ© du contenu ;
  • l’heure de publication ;
  • la notoriĂ©tĂ© de l’auteur.

Quid des Ă©volutions permanentes de LinkedIn lui-mĂȘme ?

Hashtags : leur acte de décÚs me semble prématuré

Des dizaines d’articles dĂ©cortiquĂ©s. Des vidĂ©os visionnĂ©es Ă  la pelle. D’innombrables dĂ©bats parcourus. Vous savez quoi ? N’en dĂ©plaise Ă  mes dĂ©tracteurs, je suis arrivĂ©e Ă  une conclusion assez simple : le procĂšs me semble expĂ©diĂ©.

Attention. Je ne prĂ©tends absolument pas que les hashtags sont indispensables. Mais faire preuve d’honnĂȘtetĂ© serait bien ! Pourquoi ? Car, aucune Ă©tude n’a Ă  ce jour Ă©tĂ© capable de dĂ©montrer qu’ils amĂ©liorent systĂ©matiquement la visibilitĂ© d’une publication. Mais l’inverse est Ă©galement vrai ! C’est la raison de leur utilisation. Non parce que je serais incapable de faire Ă©voluer mes pratiques. Ils restent juste cohĂ©rents avec ma maniĂšre de travailler. Les hashtags, personnellement me permettent :

  • de contextualiser certains contenus ;
  • de renforcer certaines thĂ©matiques me tenant Ă  coeur ;
  • de conserver une cohĂ©rence Ă©ditoriale entre mes publications ;
  • d’ajouter un signal supplĂ©mentaire Ă  destination de la plateforme.

Faire Ă©voluer mes pratiques professionnelles et m’adapter aux Ă©volutions des algorithmes ne me posent pas de problĂšme. Bien au contraire. Je ne vois aucune raison sĂ©rieuse d’envoyer les hashtags au cimetiĂšre tant que le dĂ©bat reposera avant tout sur des convictions.

Croyez-moi ! J’en ai vu passer des certitudes, en quatorze ans de rĂ©daction web et de ghostwriting. J’ai vu des pratiques prĂ©sentĂ©es comme rĂ©volutionnaires disparaĂźtre quelques mois plus tard. Que dire des techniques prĂ©tendument mortes revenues sous d’autres formes. J’ai vu des experts affirmer avec aplomb que telle mĂ©thode Ă©tait morte. Puis changer de discours lorsque les usages Ă©voluaient.

Vous comprendrez bien que je me mĂ©fie aujourd’hui des verdicts dĂ©finitifs. Les hashtags sont peut-ĂȘtre en train de disparaĂźtre. Peut-ĂȘtre jouent-ils encore un rĂŽle. Je n’en sais rien. Mais au moins j’ai l’honnĂȘtetĂ© de le dire. Et vous ? Concernant les hashtags en 2026, est-vous plutĂŽt team pragmatique ou adepte du minimalisme radical ?

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