
Mes pratiques SEO sont obsolĂštes. Oui. Vous avez bien lu ! C’est du moins ce que m’a Ă©crit (sans mĂ©nagement aucun), une consĆur ghostwriter il y a quelques jours sur LinkedIn. Mon crime ? Continuer Ă utiliser des hashtags en bas de mes posts et articles. J’avoue avoir Ă©tĂ© agacĂ©e. Pas par sa critique. Non. Mais parce que cette professionnelle (comme tant d’autres) Ă©tait persuadĂ©e dĂ©tenir LA vĂ©ritĂ©. Les hashtags seraient morts. Contre-productifs.
Deux Ă©coles s’opposent aujourd’hui. D’un cĂŽtĂ©, ceux considĂ©rant simplement les hashtags comme une relique du passĂ©. Et de l’autre, ceux continuant, comme moi, Ă les utiliser comme un signal supplĂ©mentaire. Faut-il pour autant transformer cette divergence de pratiques en guerre de religion ?Â
Hashtags : un crime de lÚse-majesté ?
Soyons honnĂȘtes. Nous ne parlons pas ici d’une rĂ©volution du rĂ©fĂ©rencement naturel. Encore moins d’un changement majeur dans l’algorithme de LinkedIn. Non. Nous parlons de quelques mots prĂ©cĂ©dĂ©s d’un diĂšse.
Rares sont cependant les sujets capables aujourd’hui de provoquer autant de rĂ©actions chez les professionnels du contenu. Les hashtags seraient inutiles. Surtout. complĂštement has-been. Certains les jettent mĂȘme au bucher affirmant qu’ils pĂ©naliseraient la portĂ©e des publications.
Ă mon sens cette certitude, mĂ©rite d’ĂȘtre questionnĂ©e. RĂ©ellement. Une question me taraude pourtant ! Comment peut-on ĂȘtre aussi catĂ©gorique sur un systĂšme dont personne ne connaĂźt rĂ©ellement le fonctionnement ? En tant que rĂ©dacteurs SEO ou ghostwriters nous observons. Nous testons. Nous analysons. Nous tirons, par la suite, des conclusions Ă partir de nos propres rĂ©sultats.
Le problĂšme ? Ces rĂ©sultats sont parfois contradictoires. La visibilitĂ© de certains auraient Ă©tĂ© amĂ©liorĂ©e depuis qu’ils ont supprimĂ© les hashtags. A contrario, d’autres les utilisent sans constater le moindre impact nĂ©gatif sur leurs performances.
Qui croire alors ?
Hashtags LinkedIn : oĂč sont les preuves ?
LĂ , les choses se compliquent ! Vous vous en doutez, j’ai bien Ă©videmment creusĂ© le sujet. Chose assez surprenante : tout le monde semble avoir un avis. Peu d’experts disposent toutefois de donnĂ©es vraiment solides.
Des centaines de publications LinkedIn affirment que les hashtags sont un non-sens. De trĂšs nombreuses vidĂ©os expliquent qu’ils restent indispensables Ă©galement. Le plus troublant ? Les deux camps s’appuient souvent sur les mĂȘmes arguments. Des observations. Des tests. Des retours d’expĂ©rience. Rien de plus.
Ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit. Ces retours de terrain ont de la valeur. ĂnormĂ©ment mĂȘme. Ils permettent de repĂ©rer des tendances. D’identifier certains comportements de l’algorithme. De faire Ă©voluer nos pratiques. Mais ils ne constituent pas une preuve absolue. Jamais.
Un post performant avec hashtags ne dĂ©montre pas que les hashtags fonctionnent. Un post performant sans hashtags ne dĂ©montre pas davantage qu’ils sont devenus inutiles. Entre les deux, combien d’autres variables entrent toutefois en jeu ?
- la taille du réseau ;
- le sujet abordé ;
- le taux d’engagement ;
- la qualité du contenu ;
- l’heure de publication ;
- la notoriĂ©tĂ© de l’auteur.
Quid des Ă©volutions permanentes de LinkedIn lui-mĂȘme ?
Hashtags : leur acte de décÚs me semble prématuré
Des dizaines d’articles dĂ©cortiquĂ©s. Des vidĂ©os visionnĂ©es Ă la pelle. D’innombrables dĂ©bats parcourus. Vous savez quoi ? N’en dĂ©plaise Ă mes dĂ©tracteurs, je suis arrivĂ©e Ă une conclusion assez simple : le procĂšs me semble expĂ©diĂ©.
Attention. Je ne prĂ©tends absolument pas que les hashtags sont indispensables. Mais faire preuve d’honnĂȘtetĂ© serait bien ! Pourquoi ? Car, aucune Ă©tude n’a Ă ce jour Ă©tĂ© capable de dĂ©montrer qu’ils amĂ©liorent systĂ©matiquement la visibilitĂ© d’une publication. Mais l’inverse est Ă©galement vrai ! C’est la raison de leur utilisation. Non parce que je serais incapable de faire Ă©voluer mes pratiques. Ils restent juste cohĂ©rents avec ma maniĂšre de travailler. Les hashtags, personnellement me permettent :
- de contextualiser certains contenus ;
- de renforcer certaines thématiques me tenant à coeur ;
- de conserver une cohérence éditoriale entre mes publications ;
- d’ajouter un signal supplĂ©mentaire Ă destination de la plateforme.
Faire Ă©voluer mes pratiques professionnelles et m’adapter aux Ă©volutions des algorithmes ne me posent pas de problĂšme. Bien au contraire. Je ne vois aucune raison sĂ©rieuse d’envoyer les hashtags au cimetiĂšre tant que le dĂ©bat reposera avant tout sur des convictions.
Croyez-moi ! J’en ai vu passer des certitudes, en quatorze ans de rĂ©daction web et de ghostwriting. J’ai vu des pratiques prĂ©sentĂ©es comme rĂ©volutionnaires disparaĂźtre quelques mois plus tard. Que dire des techniques prĂ©tendument mortes revenues sous d’autres formes. J’ai vu des experts affirmer avec aplomb que telle mĂ©thode Ă©tait morte. Puis changer de discours lorsque les usages Ă©voluaient.
Vous comprendrez bien que je me mĂ©fie aujourd’hui des verdicts dĂ©finitifs. Les hashtags sont peut-ĂȘtre en train de disparaĂźtre. Peut-ĂȘtre jouent-ils encore un rĂŽle. Je n’en sais rien. Mais au moins j’ai l’honnĂȘtetĂ© de le dire. Et vous ? Concernant les hashtags en 2026, est-vous plutĂŽt team pragmatique ou adepte du minimalisme radical ?
